Après un trajet en bus depuis Marrakech, nous voilà arrivés dans la ville d'Azilal, au portes de l'atlas. Notre but : aller découvrir la vallée de l'Aït Bougmez, appelée également "vallée heureuse".

C'est jour de marché à Azilal, la ville est donc grouillante de monde, et on trouve très vite un taxi collectif en direction de la ville de Tabant. En attendant que le taxi se remplisse, on en profite pour faire quelques courses.

C'est en retournant vers le taxi collectif que l'on tombe sur Ali, qui nous propose de venir dormir dans sa guesthouse à côté de Tabant. D'abord un peu méfiants, on finit par accepter : de toute façon il est déjà tard, et c'est confortable de ne pas avoir à chercher de lieu où dormir en arrivant !

Le taxi collectif fini par se remplir, et on part en direction de la vallée heureuse.  :zjk:

La route est escarpée mais en très bon état, vu qu'elle est en cours de rénovation.

On passe un col, et on arrive dans une vallée verdoyante entourée de montagnes arides. Le contraste est assez joli. Le chauffeur du taxi s'arrête toutes les 2 minutes pour saluer une connaissance...  :niarkotic: On finit quand même par arriver à notre chambre d'hôtes sous une pluie battante.

Et je dois dire qu'on est tombés sous le charme.  :love:

Le gite est tenu par Ali, qu'on a vu à Azilal, et par sa femme Anne, d'origine belge. Tout est beau, propre et confortable, on ne s'attendait vraiment pas à trouver un tel niveau de confort à cet endroit ! Si jamais vous prévoyez d'aller faire un tour là bas, leur site avec toutes les infos est ici : http://www.allianceberbere.com/ .

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Sur place, on tombe sur un couple de voyageurs bretons qui sort d'une rando de 10 jours dans le coin. On passe une agréable soirée.

Ali, qui est guide de montagne nous fait remarquer que notre idée de rando de traverser le massif du M'Goun pour ressortir au sud est un peu hasardeuse : on a que 4 jours de disponible, et il n'est pas impossible à cette période que la route pour sortir au sud soit coupée de manière imprévisible par des éboulements provoqués par les précipitations.  :grise_mine:

On décide donc de se fier à lui et de se contenter de faire une boucle autour de Tabant.

Le lendemain matin, vu qu'ils ont prévu pas mal de pluie, on décide de passer une deuxième nuit sur place et de partir en trek que le lendemain.

On part un peu tardivement pour grimper au grenier Sidi Moussa. La vue de là bas est superbe. On en profite pour se poser dessiner entre deux averses.

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On redescend ensuite jusqu'à Tabant faire quelques courses pour les jours suivants. puis il se remet à pleuvoir de plus belle  :tigui: On s'abrite sous une devanture de magasin, mais heureusement, Ali qui passait par là nous voit et nous embarque dans sa voiture.  Tant de pluie dans une région à moitié désertique, c'est un comble !  :necris:

On passe donc le reste de la journée à regarder la pluie tomber en bavardant avec Anne et Ali.

Le lendemain matin, on ne met même pas de réveil : la première étape de la rando est relativement courte. Ali nous montre ou on peux acheter un demi litre d'essence pour le réchaud, puis nous dépose à Tabant.

De là, on s'enfonce dans la vallée jusqu'à la ville de Rbat. On fait un petit stop sur le chemin pour jeter un œil a des empreintes de dinosaures, avec visite guidée gratuite en prime par un gamin d'une dizaine d'années.

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On trouve un endroit ou planter la tente peu après Rbat, pas loin d'une source. On est entourés de maisons rustiques, et de troupeaux. On mange tôt et on se couche tôt ce soir là.

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On a pas mis de réveil, ce qui fait au final qu'on finit par lever le camp que vers les 11h... Mode vacances, quoi :franck75: Malheureusement pour nous, on a pas choisi la meilleur journée pour se lever tard...  :grise_mine:

Le début de la rando consiste à suivre le lit d'un torrent à sec. Il n'y a pas à proprement parler de chemin, ce qui fait que la progression n'est pas des plus faciles.

On arrive à un embranchement ou il y a des troupeaux. Naïvement, je pense qu'il doit y avoir une source pas loin, mais c'est apparemment pas le cas. On doit donc se résoudre à quémander un peu d'eau au berger qui puise sur ses réserves personnelles. Et heureusement qu'il est là : on est loin d'être arrivés, et déjà quasi à sec !

On continue à suivre le lit de la rivière jusqu'à... un cul de sac. Je commence à essayer de grimper, mais franchement, avec les gros sacs, sans aucune assurance, et sans moyens d'appeler les secours, on joue la sécurité... et on fait un gros détour pour contourner l'obstacle.  :rus:

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Quand on retrouve le lit de la rivière asséché, on commence à en avoir plein les pattes. On continue néanmoins jusqu'à un col qui surplombre le lac d'Izourar, à plus de 3000m.

Le lac en question est quasi à sec. A Izourar, l'eau est rare !  :neowen:

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On a ensuite 500m d'une descente interminable pour atteindre les bergeries un peu avant le lac. Il est 19h, on est complètement morts.

On demande au berger avec qui on ne parle aucune langue commune ou est la source. Il nous indique un endroit qui nous parait trèès loin.  :gratgrat:

Un peu désespérés , on demande ou on peut planter la tente. Il nous indique un espace occupé par un bouc. Il fait dégager le bouc, et on plante la tente, on verra plus tard pour l'eau...

La tente est à peine montée qu'il nous ramène du thé et du pain, trop bien !   :) Il nous laisse surtout un bidon d'eau, que l'on accepte avec reconnaissance.  :jap:

On se fait la tambouille en mode express, avant de filer au lit. Notre berger nous aillant en plus prêté un gros tas de couvertures, on passe une bonne nuit réparatrice bien au chaud.  :dodo:

Le lendemain, on se lève un peu plus tôt que la veille, et on se fait un petit café. On a à peine le temps de l'ingurgiter que le berger nous amène de nouveau du thé et du pain. Décidément, l'hospitalité dans les montagnes Marocaines n'a pas grand chose à envier à l'hospitalité kirghize !

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On lève le camp, puis on part en direction du lac. Une fois passé le lac (ou du moins ce qu'il en reste), on bifurque pour redescendre dans la vallée, non sans se perdre quelques fois.  :chris:

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Une fois dans la vallée, on retrouve Ali qui nous ramène au gite, avec un petit stop dans un atelier de tapis. On passe une agréable fin d'après midi, avec un repas à base de poulet mariné au barbecue : trop bon !  :atigrou:

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On essaie aussi de savoir comment on peut repartir de la vallée, sans succès.... Inch Allah !  :silly:

Le lendemain, on se lève pas trop tard histoire de ne pas rater les rares transports qui ressortent de la vallée. Vers midi, Ali nous informe qu'un taxi se rend à Azilal. C'est un taxi bien rentabilisé : 4 personnes sur la banquette arrière, et 2 personnes sur le siège passager.  :fez666: C'est donc avec un trajet hyper confort que l'on quitte la vallée heureuse.  :bye:

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