A peine arrivés sur la route principale de Tosorune toyota prius tout propre conduite par une kyrghize anglophone propose de nous amener jusqu'à Balyktchy. Ça commence bien !  :bounce:

Depuis Balyktchy on prend un taxi collectif jusqu'à la ville de Kochkor.

A Kochkor, le centre d'informations touristique "Shepherd's life" nous propose un package cheval/guide/yourte de trois jours pour 20000 soms (environ 275€).  Ça fait un peu cher, mais on a surtout pas vraiment envie de séjours organisés : on veut rester libres de faire ce qu'on veut. On décide donc au final de décliner l'offre, et tant pis pour le cheval et la yourte, on pourra toujours tester plus tard !

On achète donc trois jours de vivres, et on réserve une guesthouse au plus proche du lac, à Jumgal, dans le but d'aller voir ensuite le lac à pied et en autonomie. On décide également qu'on contournera le lac du nord au sud en passant par la rive ouest : en effet, tout les tours à chevaux organisés ont l'air de passer par l'est,  et on préfère suivre l'itinéraire le moins touristique possible.

Après une dure négociation, on arrive à trouver un kirghize qui veux bien nous amener en voiture jusqu'à Jumgal pour un tarif raisonnable.

Jumgal est une ville pour ainsi dire... un peu morte. Il n'y a que des habitations, aucun commerce et pas grand chose à y faire. Seul fait remarquable : on est tombés sur des cyclotouristes français partis depuis un an et effectuant le trajet France-Japon sur deux ans.  :charlest:

On passe la nuit dans une guesthouse ou un gamin d'une dizaine d'années parlant super bien anglais fait office d’interprète. :xx_xx:  On subit une nouvelle fois une coupure d'électricité (décidément !), de quelques heures.

  • Distance : environ 27 km
  • Denivelé cumulé: environ 1000m
  • Altitude max. : 3220m

Le lendemain matin, on fait nos sacs puis on part en direction du lac Song-Koul à pied... et sous la pluie:sisicaivrai:
Les montagnes à franchir paraissent lointaines et inaccessibles. Heureusement, au bout d'un moment la pluie s'arrête et il se met à faire beau.

Au bout de deux bonnes heures, nous voilà au pied des montagnes.

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On croise deux bergers à cheval, et on échange un peu avec l'un d'entre eux sur la performance des footballeurs français face au portugal et autre banalités, le tout à base de mimes et gestes vu qu'on ne parle aucune langue commune.  :wouaf:

Les bergers finissent par s'éloigner.

A notre surprise, l'un des deux revient vers nous en tirant un deuxième cheval. Il nous a fallu un peu de temps pour comprendre qu'il nous proposait de mettre sur le cheval les sacs et Noémie pour faire avec nous un bout de trajet en direction du lac. Sympa !  :D

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On monte comme ça jusqu'à la yourte du berger, ou on a le droit à notre baptême du koumis : le lait de jument fermenté qu'ils boivent à longueur de journée.  :figti:  C'est liquide, ça a un gout un peu piquant comme de la faisselle, et un petit arrière gout indéfinissable, mais cela dit c'est totalement buvable. Et nos estomac ont parfaitement toléré ce nouveau breuvage inconnu ! :charlest:

Coup de bol, une des habitante de la yourte (la belle sœur de notre berger) est professeur d'anglais, ce qui a facilité la communication.

On a pu également assister à la traite des juments : ça se passe un peu comme pour les vaches, à part qu'ils doivent "amorcer" au début en faisant téter un poulain.

Pour remercier nos hôtes j'ai étrenné l'imprimante de poche que je transportais depuis le début en leur offrant une photo de leur famille avec Noémie devant la yourte.

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On prend ensuite congé de nos hôtes et on part à l'assaut du col, à 3200 m d'altitude, que l'on doit franchir pour atteindre le lac du song-kol.  :rus:

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A peine le col passé, on se prend un énorme orage dans la figure, qui nous trempe bien comme il faut malgré qu'il n'ait duré qu'une demie heure. :tigui:  S'en suit une accalmie qui nous permet de sécher un peu, d'atteindre le lac, et même de longer un peu la rive en direction de l'ouest.

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On plante la tente non loin d'une yourte. Trois minutes plus tard, il se remet à pleuvoir. :necris:   Même pas le temps de se mettre au sec sous la tente qu'on est invités dans la yourte voisine à prendre le thé en regardant la pluie tomber.  :jap:

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On ne s'attarde pas : nos hôtes de parlant que Kirghize, la conversation est vite limitée.  On file donc sous la tente. On s'endort assez tôt : vu qu'on ne peux pas faire fonctionner le réchaud sous la tente ou sous la pluie, on zappe le repas du soir.

commentaires ( 4 )

  1. La 3e photo en partant de la fin a une belle ambiance!!
    Et en fait vous avez eu quand même taquet d’orages!!
    ¨Pour le réchaud sous la pluie: moi je l’allume sous la pluie et une fois démarré le rentre sous la tente. En fait ya juste 2 moments critiques à grosse flamme, l’enflammage de la préchauffe et quand tu réouvres le robinet, mais du coup tout le reste du temps ca va sous la tentr..

    • Perso j’ose pas trop : ils disent dans la notice que ça rejette du monoxyde de carbone, donc dans une tente pas trop aérée, j’avoue que je préfère pas prendre de risque

  2. Décidément ! vous avez vraiment pas eu de bol, ou c’est juste que le temps est pourri dans ce pays ? En tout cas ça a l’air joli quand il fait beau :)

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